mars 2013
Sede Vacante
Le 28 février à 20h, l''Eglise catholique est
entrée dans une période dite Sede Vacante. Ce qui me fait
souvenir qu'après la mort de mon compatriote gardois, le
pape Clément IV ( Guy Fouquois) survenue le 29 novembre
1298, la période de vacance du Siège Apostolique
sétendait au point de durer jusqu'à l'élection de
son successeur, le 1° septembre 1271, Téobolde Visconti
devenu le pape du concile de Lyon II (1264), le pape Grégoire X.
Quelques
années plus tard, à la fin du siècle
treizième, on vint à se poser la fameuse question devenue
aujourd'hui d'actualité, de la démission du pontife
.
Le pape Nicolas IV, franciscain était mort
le 4 avril 1292; un temps de vacance du Siège Apostolique
s'instaura, mettant le collège cardinalice en grande
difficulté, qui finit cependant par élire, à
Pérouse, où se tenait le conclave- la ville de Rome
offrant trop peu de garanties de sécurité- le 5 juillet
1294, un ermite à ma solide réputation de
sainteté, Pierre dit "de Morrone", du nom du lieu où
était situé son ermitage dans les Abruzzes. Il prit sur
le siège de Pierre le nom de Célestin V.
Soixante
années de vie érémitique, saintement
vécues, n'avaient, en revanche, que peu préparé le
nouveau pontife à faire face aux difficultés de sa
charge. Très vite les difficultés s'amoncelèrent,
qui conduisirent rapidement le pauvre homme à choisir les voies
de l'abdication. A la fureur de ses partisans, au nombre desquels figure
Dante, qui dans l'Enfer de la Divine Comédie l'accuse "d'avoir
fait le grand refus"- selon lui, sacrilège impardonnable -
c'était en décembre 1294.
Nous venons de vivre une situation relativement semblable mutatis mutandis,
qui nous invite à voir dans cette répétition,
à travers les siècles, le tissu chrétien d'une
institution qui n'est pas voulue par l'Esprit-Saint pour empêcher
le monde de passer mais pour sanctifier ce monde qui passe.
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