juin 2012
Goethe
et "La Part des Anges"
Dès la première page de sas Mémoires
(Poésie et vérité) Goethe se réjouissait de
l' influence bénéfique des aspects stellaires dont
jouissait le ciel de Francfort, sa cité natale, au jour de sa
naissance (28 août 1749).
A cette heureuse conjoncture des a
stres
il attribuait le parfait équilibre de sa santé, gage
d'une certaine longévité. Goethe devait mourir à
Weimar, le 22 mars 1832, il comptait 83 ans d'âge.
Alors,
que dois-je dire moi du ciel montpelliérain, le dimanche 15 juin
1924, jour de ma naissance, qui m'offre le privilège de franchir
aujourd'hui la ligne des 88 ans?
Je permets d'ajouter: cum memoria sana, du moins pour l'instant. Quant au reste , le corps, le cœur,les artères il s'agit d'une autre histoire...
En
toute lucidité, je me dis que l'heure est proche où il
va me falloir affronter le mythique passage des eaux du Styx, en
même temps, celles de ses affluents: l'Achéron, le Cocyte
,le Léthé - je dois en oublier...Est ce pour me
préparer à une telle épreuve- je ne sais- en tout
cas, l'autre jour, sur la foi de recensions des plus favorables,
pleinement méritées, j'ai acheté le dernier roman
signé par Philippe le Guillou: La part des Anges (Gallimard).
Vous
savez , ce pont qui, à Rome, enjambe le Tibre, au dessous du
Castello Sant-Angelo, où l'on voit sculptés par le
Bernin, des anges d'un baroque triomphant, montrer au passants les
insignes de la passion du Christ, afin de leur rappeler que ce sont
là les instruments de notre Rédemption: O crux ave / spes Unica?
"
Où est-elle ô mort ta victoire?" interroge Paul, mon
saint patron de baptême, dans sa première lettre aux
Corinthiens, chap XV,V,55.
Voilà,
la mort a été engloutie grâce à la victoire
remportée par Jésus, l'Agneau immolé. Roman
incontestablement très beau, relié au poème du
monde, à ses éléments, à son
mystère. N'est-ce pas selon ce mystère (misterium fidei), que nous devons vivre et mourir, pour renaître à une vie nouvelle?
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