janvier 2014
Virgile
Lors des dernières fêtes de Noël mas amis
- fugientes patriam-
ayant choisi d'aller sous d'autres cieux contempler le genre humain,
moi, semblable du Tityre des Bucoliques, sub tegmine fagi,
vivant des jours heureux, je pris le parti de vivre ces jours festifs -
lentus in umbra
- nonchalamment à l'ombre de Virgile, avec bonheur.
Un œil
sur
les Bucoliques,;
de l'autre je découvris un texte de Giono, trop peu connu,
que le sage de Manosque rédigeait en 1943, au lendemain de
son incarcération au fort Saint- Nicolas de Marseille,
où il en avait dans le silence d'une dure
captivité, mûri l'essentiel.
Hommage
à Virgile, trop bref, certes, mais ô combien
roboratif. ( Virgile
publié en 1960 seulement chez Buchet Chastel, 80 pages).
Puis
sur cette lancée, je repris la biographie de Virgile due
à Pierre Grimal (+1996), très souvent
pratiquée au cours de ces trente de
rnières
années, toujours avec profit ( publiée chez
Arthaud en 1984).
Combien
sont éclairantes les pages 48-52 qui évoquent le
séjour très long de Virgile à Naples,
entre ses vingt et trente ans, auprès du maître
es-vie épicurienne, Siron. Séjours qui fit
à jamais de Virgile un disciple non de Platon mais
d'Aristote, revu et enrichi par Epicure.
De
là il n'y avait qu'un pas à franchir pour plonger
dans la nouvelle traduction de l'Enéide,
que nous devons à Paul Veyne. Une de ses anciennes
élèves d'Aix vient de m'écrire: "
Quant à moi, je le revois toujours, avec
l'édition Budé d'alors, en train de relever
faux-sens et contre-sens", n'en doutons pas ce ne pouvait
être qu'avec force brio...Personnellement je le trouve un peu
sévère pour le pauvre André
Bellessort, le traducteur de 1932. Enfin paix à ses cendres
et délectons-nous à relire l'Enéide,
version Paul Veyne ( publiée chez Albin Michel en 2012).
Bon annado,
bèn granado!
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