Janvier 2010
De
Montricher
Depuis un lustre
déjà, Marseille abrite le siège du Conseil mondial de l'eau. Situation
privilégiée de capitale en un temps où, nous le savons, la bataille pour
l'eau va devenir enjeu majeur. Notre cité doit ce privilège à un
homme qu'il importe de saluer comme notre contemporain capital; Franz
Mayor de Montricher.
Originaire des
environs de Morges (canton de Vaud), Montricher est cependant français,
car le 19 avril 1810, date de sa naissance, ce pays helvéti
que
appartenait à un département français fruit des conquêtes napoléoniennes,
dit du Mont-Blanc.
Son père étant
venu s'établir à Marseille en 1823, le fils vint avec le reste de la
famille le rejoindre et trois ans plus tard pur présenter le concours de
Polytechnique avec succès. École d'où malgré son jeune âge, il sortit en
très bonne place, optant pour les Ponts et Chaussées. De cette dernière
institution , où durant 3 ans d'études il occupa la première place, il
sortit, lors de l'ultime concours, vraiment Major - Nomen Omen, disait le
vieil adage latin!
La carrière
d'ingénieur du nouveau promu devait se révéler éclatante, quoique, hélas,
brève dans le temps. Commencée en 1831, elle devait s'achever sur les
bords du lac Fucino, près de Naples, le 28 mai 1858 - il comptait à peine
48 ans d'âge.
Le point culminant
de cette carrière féconde, fut la conception et la réalisation du canal
destiné à amener l'eau de la Durance jusqu'à Marseille. Entreprise
colossale décidée par la municipalité Consolat, le 18 juillet 1834, alors
que la ville endurait les affres d'un sévère sècheresse.
Quatre ans
d'études préparatoires furent nécessaires à Montricher pour mettre au
point les détails de son projet. Tâche accomplie lors de l'arrivée de
l'eau au quartier marseillais de La Gavotte le 8 juillet 1847.
Telle est l'oeuvre
qui fait aujourd'hui et encore demain, la gloire de celui dont, à
l'occasion du bicentenaire de sa naissance, nous nous devions de saluer la
haute mémoire
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