février 2014
Ovide
Lorsque Virgile mourut à Brindes le 20 septembre de l'an 19 de
notre ère, un autre grand poète - tous deux appartenant
à la même génération, Ovide venait lui aussi
de mourir, l'année précédente - en exil, à
Tomis ( Roumanie aujourd'hui Costanza). Né à Sulmone (100
km à l'est de Rome) en 43 avant JC, l'auteur des Métamorphoses
connut une carrière littéraire particulièrement
brillante consacrée par le succès jamais démenti
au cours des siècles de son Ars Amatoria.
Inexplicablement
cette faveur de la critique et du public vont se briser sur la
volonté de l'empereur Auguste qui bannit pour un loin
tain et définitif exil le poète jusque là
favori . A ce jour encore la décision reste inexpliquée.
Peut-être faut-il regarder de côté de
l'impératrice Livia dont nous savons qu'elle ne comptait
au nombre des groupies du poète. Cherchez la femme dit un vieux
proverbe de technique policière
.
C'est
ici que nous en trouvons une autre , Marie Darieusecq la
romancière bien connue qui publia chez POL en 2008 une
belle traduction des œuvres
du poète en exil, poèmes qui sont tout autant de
lettres adressées à sa femme, à ses amis, aux
puissants restés à Rome. Sous le titre de Tristes Pontiques la traductrice offre la totalité des deux œuvres, Les Pontiques, Les Tristes (424pages).
Dans
un article à lire absolument "Ovide dans les limbes" (Magazine
littéraire, n° 510, p.52-53) le même auteur prolonge
sa présentation de l'œuvre et de la tragédie du poète.
le douzième siècle en Europe a connu un engouement pour le poète de l'ars amatoria que l'on a pu parfois parler à son propos d' aetas ovidiana. On
rêve qu'à la suite d'on ne sait quel sortilège
notre siècle put connaître dans les ans à venir un
semblable phénomène.
Per carmina ad astra ( par les poèmes jusqu'aux astres).
Illustration : Arian écrivant à Thésée,( Heroïdes d'Ovide vers 1510 Arsenal), Jean Pichore
Retour
à liste des billets d'humeur