Février 2012
Démocratie
Il
est une antique maxime latine rapportée par Cicéron dan son De Legibus, qui
souhaite que " le salut du peuple soit la loi suprême". Maxime
transmise tout au long de l'histoire, jusqu'au grand législateur
américain, Thomas Jefferson, qui la cite dans cette version "Salus populi suprema lex est ".
Admonestation
qu'aujourd'hui on aimerait voir, au seuil de cette année 2012, reprise
et martelée aux oreilles de tous les citoyens français appelés à
exercer leur devoir civique, et en tout premier aux oreilles de ceux et
celles qui se présentant au suffrages des électeurs, auront à endosser,
une fois élus, de lourdes responsabilités vis à vis de ce salus populi.
Déjà,
tout au long de l'année écoulée nous avons été sollicités au plus vif de
nos soucis par les évènements liés au mouvement baptisé "printemps
arabe". Là était engagée une lutte pour plus de démocratie; bataille
qui paraît déjà perdue: l'exemple libyen, décidant de mettre la Charia
avant les bœufs (si je puis m'exprimer ainsi) est en ce sens
suffisamment éloquent.
Au lendemain
de la guerre 14/18, le président des U.S.A., Wilson, à Versailles, lors
du traité de 1919, s'était avec générosité présenté comme le serviteur
des serviteurs de l'idéal démocratique. Démarche qui devrait nous
conduire à nous interroger sur ce que l'on peut entendre par
"gouvernement du peuple". Depuis son invention du côté d'Athènes, ce
concept est passé par nombre d'avatars et que
lques impostures...
Dans
les années du Second Empire, en France, il n'était pas rare d'entendre
la réflexion suivante: "Que penserait de ça Royer-Collard (mort en
1845); que dirait-il, que ferait-i?"
Ce à quoi je ne saurais répondre, sauf peut-être à en chercher l'écho chez Péguy qui, en 1901, s'opposait alors à 3 adversaires:
1. La propagande ("Quand je vois venir à moi mon meilleur ami, je ne
dis point: que vais-je faire pour le propagander"- 28 janvier 1901).
2. La démagogie (" Flatter les vices du peuple est encore plus lâche
que flatter les vices des grands" - 23 juillet 1901).
3. Le totalitarisme idéologique (5 décembre 1901).
De quoi nous aider à veiller au salut de la République.

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