Avril 2007
A propos de Madame ROYAL
Déjà, en 45-46, à la veille de ces élections
courantes qui devaient porter, feu l'abbé Pierre à la députation, on
entendait le soir sous les préaux d'écoles, à l'heure des réunions
électorales, des propos de ce genre: " Blum, Daladier, Herriot, il n'en
faut plus de ceux -là. Ces des jeunes, des hommes nouveaux qu'il faut à la
France"...
Aujourd'hui ce ne sont plus des hommes nouveaux qu'il
nous faut, pense l'opinion, mais une femme, qui est plus "éternelle",
celle même que Laforgue appelle "notre petite compagne":
"Nos armes ne sont pas égales,
Pour que je vous tende la main,
Vous n'êtes que de naïfs mâles.
Je suis l'Eternel Féminin!"
Nous voilà avertis.
De Blanche-Neige à Cruella, c'est elle que les poètes
ont toujours appelé de leurs vœux; ainsi après Laforgue , André Breton:
"Attendons-nous à ce que ce langage remette à
l'honneur les grands thèmes qui lui sont propres - tel celui
qui tend à sacrer la chair au même degré que l'âme, à les faire tenir pour
non dissociables - et que domine l'idée du SALUT TERRESTRE PAR LA FEMME,
de la vocation transcendante de la femme, vocation qui s'est trouvée
systématiquement obscurcie, contrariée ou dévoyée jusqu'à nous, mais qui
n'en doit pas moins s'affirmer triomphalement un jour ..." Arcane 17.
Ce sera, le moment venu, aux urnes à livrer leur
verdict.
Et au cas où le flot des suffrages se porterait vers
Madame Royal, alors la France ne sortirait pas de sont "destin aquitain",
car après les quatorze ans de règne de François Mitterand et les douze de
Jacques Chirac - en tout un quart de siècle - ce serait à nouveau, à la
tête de l'Etat, au triomphe du bon vieux pouvoir aquitain qu'il nous
serait ou qu'il nous sera donné d'assister

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